Cinq outils de base pour apprendre le chinois
Chinois

Cinq outils de base pour apprendre le chinois

Vous avez toujours nourri une véritable passion pour l’empire du milieu et sa langue officielle, et vous souhaitez (enfin !) vous lancer… mais vous ignorez par où commencer ? Vous avez besoin d’apprendre le chinois pour des raisons professionnelles mais vous souhaitez d’abord découvrir la langue par vous-même ? Vous rêvez d’aller visiter la Chine mais vous doutez de connaître assez de caractères pour vous débrouiller ? Quels que soient vos objectifs et vos motivations, découvrez dans cet article les différentes étapes de l’apprentissage et les cinq outils indispensables pour apprendre le chinois !

Un apprentissage en différentes étapes

apprendre le chinois

Pour commencer, il s’agit de vous familiariser avec la prononciation du mandarin. Heureusement pour nos cerveaux européens peu habitués aux caractères chinois, il existe une transcription phonétique en écriture latine appelée le pinyin. (De 拼音 pīnyīn, soit littéralement « épeler les sons »). Officiellement adopté en 1979 par le gouvernement chinois, ce système de romanisation s’est imposé comme LA référence pour toute personne souhaitant apprendre le chinois. Elle permet une approche, sinon facilitée, tout du moins plus accessible aux novices.

La seconde difficulté (qui ne doit cependant pas vous rebuter) est l’utilisation de différents tons. En effet, le mandarin se classe parmi les langues tonales (à l’image de nombreuses langues asiatiques ou sub-sahariennes par exemple), et présente donc quatre tons différents qui vont changer radicalement le sens du son prononcé. Attention donc à ne pas zapper cette étape ! Le pinyin représente les quatre tons par les diacritiques (ou signes graphiques) suivants :

  • ˉ ton haut (macron) ;
  • ˊ ton montant (accent aigu) ;
  • ˇton descendant légèrement puis remontant (caron) ;
  • ˋ ton descendant et bref (accent grave).

Cela ne vous aura pas échappé à ce stade, mais le mandarin s’écrit au moyen de caractères, aussi appelés idéogrammes et… relativement obscurs aux yeux novices (qui n’a jamais utilisé l’expression désuète « C’est du chinois » pour manifester son incompréhension ?). Chaque caractère représente une idée, et il en existe par conséquent près de 50 000 ! Heureusement pour nous, on estime qu’en connaître « seulement » 5000 suffit à parler le chinois comme un locuteur natif.

Et la grammaire dans tout ça ?

Pour terminer, il s’agit d’apprendre à agencer tous ces idéogrammes (que vous savez désormais reconnaître, prononcer et écrire), et donc de se familiariser avec la grammaire chinoise. Pas de panique, c’est loin d’être aussi complexe que vous l’imaginez ! La raison ? Pas de nombre (singulier/pluriel), ni de genre (masculin/féminin), ni de conjugaison ! (Autant dire le rêve pour toute personne habituée aux impossibles accords de participes passés pronominaux…) Une fois que vous maîtrisez quelques idéogrammes de base, vous n’êtes donc plus très loin de pouvoir entamer vos premières conversations !

Un professeur pour chacun-e…

D’après les sources officielles, environ 1,3 milliards de personnes parlent couramment le chinois comme langue maternelle (ou seconde langue) et 30 millions de personnes souhaitent s’initier (ou sont déjà initiées) au mandarin, enseigné dans plusieurs milliers d’établissements d’enseignement supérieur sur la planète. Autant dire que vous ne manquerez pas de professeurs ! La bonne nouvelle étant que comme la conversation et/ou l’immersion sont des étapes clés de l’apprentissage d’une langue, vous devriez avoir l’embarras du choix au moment de chercher un enseignant ou un partenaire avec qui pratiquer.

… et des outils pour toutes et tous

Sur ces informations réjouissantes, voici maintenant cinq outils de base dont vous aurez besoin pour apprendre le chinois :

  • Les dictionnaires : LA base de la base de l’apprentissage d’une langue. Pour référence, le Grand dictionnaire de la langue chinoise recense plus de 56 000 caractères. C’est l’ouvrage qui rassemble le plus grand nombre de caractères chinois à ce jour.
  • Les applications de mise en relation élève/professeur. Comme expliqué ci-dessus, le monde regorge de personnes dont la langue maternelle est le mandarin. Il n’y a plus qu’à trouver le professeur qui vous correspond ! (Ou simplement une personne avec qui discuter dans un cadre moins formel. Après tout, c’est vous qui choisissez la méthode la plus adaptée à vos besoins. Nul doute que vous trouverez votre bonheur.)
  • Les vidéos. Pourquoi ne pas chercher des petites vidéos simples sur des sujets qui vous parlent ? Il est toujours plus facile de rester concentré quand le contenu nous intéresse, alors ne laissez pas votre niveau réel ou supposé freiner vos ambitions ! Ensuite, n’hésitez pas à passer aux podcasts. (Plutôt dans un second temps si possible, car il est toujours plus facile de comprendre une personne en l’observant parler, et cela aide également pour s’entraîner à la prononciation.) Après l’immersion culturelle physique, internet est votre meilleur allié linguistique !
  • Flashcards/cartes mémoire. De nombreux sites proposent des cartes mémoire par niveau d’apprentissage et en fonction des domaines qui vous intéressent. De plus, ces cartes sont souvent accompagnées de jeux ainsi que de différentes activités à la fois ludiques et instructives. Cela peut s’avérer très pratique pour combler un petit trajet en transport en commun (ou patienter en faisant la queue, par exemple).

Et les cartes dont vous disposez déjà !

Le temps et la patience. S’agit-il d’outils à proprement parler ? Non. Pourrez-vous apprendre le chinois sans eux ? Non plus. On estime qu’il « suffit » de 2 000 signes pour pouvoir se débrouiller plus que correctement en chinois. Soit 20 signes par semaine, pendant deux ans. Vu comme ça, ça semble réalisable, non ? Alors rien ne sert de courir et de vous farcir le crâne de plus de caractères que vous ne pourrez en retenir. En revanche, si vous parvenez à faire preuve de régularité pendant au moins deux ans, à vous les conversations intéressantes et la découverte de la culture en VO ! D’ailleurs, avez-vous pensé à faire valider votre niveau par une certification officielle ?

Les connaissances attendues : combien de caractères à connaître par niveau ?

Tout comme le TOEFL et le TOEIC font office de référence incontestée pour tout anglophone qui se respecte, il existe un examen officiel permettant de tester et de valider les capacités de grammaire, de vocabulaire, de compréhension et d’expression (écrites et orales) : le HSK. HSK est le sigle romanisé de 汉语水平考试, (soit Examen de Niveau de Chinois, Hànyǔ Shuǐpíng Kǎoshì en pinyin). Il s’agit d’un examen échelonné sur 6 niveaux différents. Ceux-ci correspondent grosso modo aux niveaux de maîtrise linguistique validés par la certification européenne à laquelle nous sommes habitués (Le Common European Framework of Reference et ses niveaux A1 jusque C2).

HSK Caractères CEF
HSK (Niveau VI) Plus de 5000 C2
HSK (Niveau V) 2500 C1
HSK (Niveau IV) 1200 B2
HSK (Niveau III) 600 B1
HSK (Niveau II) 300 A2
HSK (Niveau I) 150 A1

On estime que les personnes ayant réussi le niveau I sont capables de comprendre et de formuler des phrases de base en chinois, de communiquer de façon sommaire et qu’elles ont acquis les fondements nécessaires à un approfondissement de leur apprentissage.

Ceci nous amène donc à une question essentielle qui taraude tous les apprenants en chinois :

Combien de caractères chinois faut-il connaître pour (vraiment) se débrouiller en Chine ?

langue chinoise

De toute évidence, vous n’aurez pas besoin de maîtriser l’ensemble des 50 000 idéogrammes pour retrouver votre chemin dans les rues de Shanghai (上海), Beijing (北京) ou Wuhan (武汉) Néanmoins, il est fortement recommandé d’en connaître déjà au moins une centaine pour se débrouiller dans les situations de la vie courante (commerces, transports, endroits publics, santé, etc.). Ainsi, on estime que le niveau HSK III certifie la capacité de mener à bien des conversations dans un cadre professionnel ou touristique. Toutefois, il faut attendre le niveau V et ses 2500 caractères pour pouvoir véritablement comprendre un film ou une émission télévisée ou prononcer un discours structuré. Le niveau VI, quant à lui, correspond à une aisance acquise aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, autrement dit le graal de l’apprentissage linguistique.

À propos, n’hésitez pas à consulter notre article qui vous aidera à mieux comprendre pourquoi le chinois est autant parlé dans le monde. Et par la même occasion, que diriez-vous d’aller vous immerger dans la culture chinoise si vous êtes de passage à Paris ? Le Centre culturel de Chine se fera un plaisir de vous accueillir et de vous révéler ses merveilles !

Vous avez donc désormais toutes les clefs en main. À vous maintenant de vous lancer dans la grande (mais pas si complexe) aventure de l’apprentissage du chinois ! Alors n’attendez plus pour partir en quête de votre méthode idéale, rejoignez-nous pour apprendre le chinois et trouver enfin le professeur de chinois qui vous correspond ! D’ici-là, 再见 !

Vous avez toujours nourri une véritable passion pour l’empire du milieu et sa langue officielle, et vous souhaitez (enfin !) vous lancer… mais vous ignorez par où commencer ? Vous avez besoin d’apprendre le chinois pour des raisons professionnelles mais vous souhaitez d’abord découvrir la langue par vous-même ? Vous rêvez d’aller visiter la Chine mais vous doutez de connaître assez de caractères pour vous débrouiller ? Quels que soient vos objectifs et vos motivations, découvrez dans cet article les différentes étapes de l’apprentissage et les cinq outils indispensables pour apprendre le chinois !

Un apprentissage en différentes étapes

apprendre le chinois

Pour commencer, il s’agit de vous familiariser avec la prononciation du mandarin. Heureusement pour nos cerveaux européens peu habitués aux caractères chinois, il existe une transcription phonétique en écriture latine appelée le pinyin. (De 拼音 pīnyīn, soit littéralement « épeler les sons »). Officiellement adopté en 1979 par le gouvernement chinois, ce système de romanisation s’est imposé comme LA référence pour toute personne souhaitant apprendre le chinois. Elle permet une approche, sinon facilitée, tout du moins plus accessible aux novices.

La seconde difficulté (qui ne doit cependant pas vous rebuter) est l’utilisation de différents tons. En effet, le mandarin se classe parmi les langues tonales (à l’image de nombreuses langues asiatiques ou sub-sahariennes par exemple), et présente donc quatre tons différents qui vont changer radicalement le sens du son prononcé. Attention donc à ne pas zapper cette étape ! Le pinyin représente les quatre tons par les diacritiques (ou signes graphiques) suivants :

  • ˉ ton haut (macron) ;
  • ˊ ton montant (accent aigu) ;
  • ˇton descendant légèrement puis remontant (caron) ;
  • ˋ ton descendant et bref (accent grave).

Cela ne vous aura pas échappé à ce stade, mais le mandarin s’écrit au moyen de caractères, aussi appelés idéogrammes et… relativement obscurs aux yeux novices (qui n’a jamais utilisé l’expression désuète « C’est du chinois » pour manifester son incompréhension ?). Chaque caractère représente une idée, et il en existe par conséquent près de 50 000 ! Heureusement pour nous, on estime qu’en connaître « seulement » 5000 suffit à parler le chinois comme un locuteur natif.

Et la grammaire dans tout ça ?

Pour terminer, il s’agit d’apprendre à agencer tous ces idéogrammes (que vous savez désormais reconnaître, prononcer et écrire), et donc de se familiariser avec la grammaire chinoise. Pas de panique, c’est loin d’être aussi complexe que vous l’imaginez ! La raison ? Pas de nombre (singulier/pluriel), ni de genre (masculin/féminin), ni de conjugaison ! (Autant dire le rêve pour toute personne habituée aux impossibles accords de participes passés pronominaux…) Une fois que vous maîtrisez quelques idéogrammes de base, vous n’êtes donc plus très loin de pouvoir entamer vos premières conversations !

Un professeur pour chacun-e…

D’après les sources officielles, environ 1,3 milliards de personnes parlent couramment le chinois comme langue maternelle (ou seconde langue) et 30 millions de personnes souhaitent s’initier (ou sont déjà initiées) au mandarin, enseigné dans plusieurs milliers d’établissements d’enseignement supérieur sur la planète. Autant dire que vous ne manquerez pas de professeurs ! La bonne nouvelle étant que comme la conversation et/ou l’immersion sont des étapes clés de l’apprentissage d’une langue, vous devriez avoir l’embarras du choix au moment de chercher un enseignant ou un partenaire avec qui pratiquer.

… et des outils pour toutes et tous

Sur ces informations réjouissantes, voici maintenant cinq outils de base dont vous aurez besoin pour apprendre le chinois :

  • Les dictionnaires : LA base de la base de l’apprentissage d’une langue. Pour référence, le Grand dictionnaire de la langue chinoise recense plus de 56 000 caractères. C’est l’ouvrage qui rassemble le plus grand nombre de caractères chinois à ce jour.
  • Les applications de mise en relation élève/professeur. Comme expliqué ci-dessus, le monde regorge de personnes dont la langue maternelle est le mandarin. Il n’y a plus qu’à trouver le professeur qui vous correspond ! (Ou simplement une personne avec qui discuter dans un cadre moins formel. Après tout, c’est vous qui choisissez la méthode la plus adaptée à vos besoins. Nul doute que vous trouverez votre bonheur.)
  • Les vidéos. Pourquoi ne pas chercher des petites vidéos simples sur des sujets qui vous parlent ? Il est toujours plus facile de rester concentré quand le contenu nous intéresse, alors ne laissez pas votre niveau réel ou supposé freiner vos ambitions ! Ensuite, n’hésitez pas à passer aux podcasts. (Plutôt dans un second temps si possible, car il est toujours plus facile de comprendre une personne en l’observant parler, et cela aide également pour s’entraîner à la prononciation.) Après l’immersion culturelle physique, internet est votre meilleur allié linguistique !
  • Flashcards/cartes mémoire. De nombreux sites proposent des cartes mémoire par niveau d’apprentissage et en fonction des domaines qui vous intéressent. De plus, ces cartes sont souvent accompagnées de jeux ainsi que de différentes activités à la fois ludiques et instructives. Cela peut s’avérer très pratique pour combler un petit trajet en transport en commun (ou patienter en faisant la queue, par exemple).

Et les cartes dont vous disposez déjà !

Le temps et la patience. S’agit-il d’outils à proprement parler ? Non. Pourrez-vous apprendre le chinois sans eux ? Non plus. On estime qu’il « suffit » de 2 000 signes pour pouvoir se débrouiller plus que correctement en chinois. Soit 20 signes par semaine, pendant deux ans. Vu comme ça, ça semble réalisable, non ? Alors rien ne sert de courir et de vous farcir le crâne de plus de caractères que vous ne pourrez en retenir. En revanche, si vous parvenez à faire preuve de régularité pendant au moins deux ans, à vous les conversations intéressantes et la découverte de la culture en VO ! D’ailleurs, avez-vous pensé à faire valider votre niveau par une certification officielle ?

Les connaissances attendues : combien de caractères à connaître par niveau ?

Tout comme le TOEFL et le TOEIC font office de référence incontestée pour tout anglophone qui se respecte, il existe un examen officiel permettant de tester et de valider les capacités de grammaire, de vocabulaire, de compréhension et d’expression (écrites et orales) : le HSK. HSK est le sigle romanisé de 汉语水平考试, (soit Examen de Niveau de Chinois, Hànyǔ Shuǐpíng Kǎoshì en pinyin). Il s’agit d’un examen échelonné sur 6 niveaux différents. Ceux-ci correspondent grosso modo aux niveaux de maîtrise linguistique validés par la certification européenne à laquelle nous sommes habitués (Le Common European Framework of Reference et ses niveaux A1 jusque C2).

HSK Caractères CEF
HSK (Niveau VI) Plus de 5000 C2
HSK (Niveau V) 2500 C1
HSK (Niveau IV) 1200 B2
HSK (Niveau III) 600 B1
HSK (Niveau II) 300 A2
HSK (Niveau I) 150 A1

On estime que les personnes ayant réussi le niveau I sont capables de comprendre et de formuler des phrases de base en chinois, de communiquer de façon sommaire et qu’elles ont acquis les fondements nécessaires à un approfondissement de leur apprentissage.

Ceci nous amène donc à une question essentielle qui taraude tous les apprenants en chinois :

Combien de caractères chinois faut-il connaître pour (vraiment) se débrouiller en Chine ?

langue chinoise

De toute évidence, vous n’aurez pas besoin de maîtriser l’ensemble des 50 000 idéogrammes pour retrouver votre chemin dans les rues de Shanghai (上海), Beijing (北京) ou Wuhan (武汉) Néanmoins, il est fortement recommandé d’en connaître déjà au moins une centaine pour se débrouiller dans les situations de la vie courante (commerces, transports, endroits publics, santé, etc.). Ainsi, on estime que le niveau HSK III certifie la capacité de mener à bien des conversations dans un cadre professionnel ou touristique. Toutefois, il faut attendre le niveau V et ses 2500 caractères pour pouvoir véritablement comprendre un film ou une émission télévisée ou prononcer un discours structuré. Le niveau VI, quant à lui, correspond à une aisance acquise aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, autrement dit le graal de l’apprentissage linguistique.

À propos, n’hésitez pas à consulter notre article qui vous aidera à mieux comprendre pourquoi le chinois est autant parlé dans le monde. Et par la même occasion, que diriez-vous d’aller vous immerger dans la culture chinoise si vous êtes de passage à Paris ? Le Centre culturel de Chine se fera un plaisir de vous accueillir et de vous révéler ses merveilles !

Vous avez donc désormais toutes les clefs en main. À vous maintenant de vous lancer dans la grande (mais pas si complexe) aventure de l’apprentissage du chinois ! Alors n’attendez plus pour partir en quête de votre méthode idéale, rejoignez-nous pour apprendre le chinois et trouver enfin le professeur de chinois qui vous correspond ! D’ici-là, 再见 !

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