Combien de pays parlent italien
Italien

Combien de pays parlent italien

L’italien est la langue de la culture et de l’art. C’est aussi une des langues officielles de l’UE, et une langue des affaires reconnue. Selon une récente enquête menée par le ministère des Affaires étrangères, l’italien est la quatrième langue la plus étudiée au monde. Au long de cet article nous verrons combien de pays parlent italien, et quelles langues parlent les italiens.

Combien de pays parlent italien ?

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La langue italienne fait partie des langues latines. Langue très proche du français et du roumain, elle est aujourd’hui la langue maternelle de plus de 70 millions de personnes. L’italien est la langue officielle en Italie, en Suisse, à Saint-Marin, au Vatican, en Croatie et en Slovénie. La langue italienne a été essentiellement forgée par l’écrivain Dante Alighieri. Il donna à cette langue le surnom de « langue de si » .

Les italiens en Europe

De la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, il s’est produit une importante émigration italienne. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’Italie est en effet un réservoir à main-d’œuvre pour les pays plus industrialisés d’Europe. De nombreux Italiens partent aussi pour les États-Unis et plusieurs pays d’Amérique du Sud. Pendant longtemps, des flux de migrants se sont installés de par le monde avec plus ou moins de difficulté. C’est ce qui est communément appelé la « diaspora italienne ». Généralement, il est assez rare qu’un pays entier autre que l’Italie ne parle que l’italien.

En Suisse, l’italien est seulement une des langues officielles. Au Vatican, c’est le latin qui se trouve être la première langue officielle. Même principe pour la Croatie et la Slovénie. Bien que l’italien soit considéré là-bas comme une des langues officielles du pays, seule une minorité des habitants le parle. Par sa colonisation en 1890, l’italien était aussi la langue officielle de l’Érythrée. Aujourd’hui, elle a presque totalement disparu dans ce pays d’Afrique. C’est aussi le cas de Malte dont l’italien était la langue officielle jusque dans les années 1930. Suite à l’annexion du pays à l’Empire britannique en 1816 l’italien a laissé sa place à l’anglais. Les populations qui parlent l’italien comme langue officielle se trouvent principalement en Europe occidentale.

Les italiens en Amérique

Cependant on trouve un grand nombre de communautés italiennes éparpillées à travers le monde. En Amérique du Nord, surtout aux Etats-Unis, une forte communauté italienne est installée. Les Italo-Américains représenteraient environ 5,6 % de la population du pays. La communauté italienne au Canada serait d’environ 1,3 million de personnes. L’Amérique du Sud accueille, elle aussi, un grand nombre d’italiens, répartis dans différents pays. Parmi lesquels le Brésil où 25 % de la population est d’origine italienne. L’Argentine et l’Uruguay ont eux aussi une communauté italienne très implantée. Sans oublier le Costa Rica et le Mexique où la migration italienne fut massive. D’autres pays ont aussi accueilli des Italiens, à plus petite échelle. Notamment l’Albanie, le Monténégro, le Kosovo, la Dalmatie et la Tunisie. L’Italie ayant autrefois entrepris de coloniser une partie de l’Afrique, nous y retrouvons quelques personnes parlant italien. Ces pays sont l’Érythrée, la Somalie, l’Éthiopie et la Libye.

Les italiens sont donc particulièrement faciles à trouver autour du globe, comme on vient de le voir. Mais quelles langues parlent-ils chez eux ?

Quelles langues parlent les italiens

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Connaissant le passé des langues régionales très présentes jusqu’à récemment, on peut se demander quelles langues parlent les italiens ? L’italien officiel est parlé par 87% des Italiens. On pratique encore volontiers les « dialectes italiens » (qui sont plutôt des dialectes du latin) : sicilien, frioulan, vénitien… Ou bien d’autres langues, comme le sarde, l’allemand (à la frontière de la Suisse et de l’Autriche). L’albanais, en plusieurs points du sud, le français, dans le Val d’Aoste… Les langues parlées en Italie sont, en plus de l’italien qui est la langue officielle et nationale, au nombre de treize. Elles ont un statut protégé par la loi. D’autres langues encore sont également parlées sur le territoire de la République italienne. Comme les langues romanis (une langue indo-aryenne parlée notamment par les peuples roms et sintis) .

La décentralisation très poussée en Italie permet aux régions et communes de prendre des mesures concrètes. Ceci afin de protéger, valoriser et promouvoir activement d’autres langues parlées sur leur territoire. Le français dans la Vallée d’Aoste, et l’allemand dans la province autonome de Bolzano bénéficient d’une co-officialité. Douze langues bénéficient d’une reconnaissance nationale. L’occitan vivaro-alpin, le franco-provençal, l’allemand, le français, le sarde, le slovène, le frioulan, le ladin. Aussi, le croate, le grec, le catalan et l’albanais.

Attention, les dialectes italiens ne sont pas des variantes de l’italien. Du point de vue linguistique, ces idiomes sont complètement indépendants de la langue nationale. Chacun possède sa propre grammaire, son vocabulaire et une tradition littéraire unique. Du nord au sud de l’Italie, on en dénombre ainsi environ une dizaine.

Voyons maintenant comment ce pays a réussi à unifier une langue commune, avec tant de dialectes régionaux encore si présents. Pour cela nous allons parler du dialecte italien qui était parlé au XVIème siècle.

Quel dialecte italien parlait-on au XVIème siècle

L’histoire de la langue italienne moderne commence au XIVe siècle. Alors qu’elle n’était que l’un des nombreux dialectes parlés en Italie centrale. Plus précisément, c’était la langue parlée dans la région de Florence, centre économique et financier important à cette époque. Avec le temps, le florentin s’est imposé comme la langue culturelle d’une zone très vaste. Jusqu’à devenir la langue officielle de la République italienne. Le florentin est aussi appelé le toscan, car Florence est la capitale de la région toscane. Au XVIe siècle, Charles Quint (1500-1558) était le monarque le plus puissant d’Europe. Empereur du Saint-Empire romain germanique et roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem, il contrôlait pratiquement toute l’Italie. L’Italie subit en même temps l’influence culturelle et linguistique de l’Espagne. Influence qui allait provoquer une certaine régression au plan culturel dans une grande partie de l’Italie, coïncidant avec l’Inquisition.

Près d’un millier de mots espagnols et portugais sont entrés dans les langues italiennes. On appelle ces emprunts des hispanismes (“spagnolismi”) ou des ibérismes (“iberismi”). Les mots espagnols étaient généralement apportés par des nobles qui vivaient dans les cours européennes. Rappelons que la Sardaigne est restée sous domination espagnole jusqu’en 1713. Les habitants parlaient tous une variété de sarde, mais étaient en contact avec l’espagnol, le catalan et l’aragonais. Tandis que personne ne connaissait l’italien (le florentin donc). Encore aujourd’hui, les dialectes du sarde demeurent fortement influencés par ces langues ibériques, beaucoup plus que l’italien standard.

L’expansion de l’italien moderne

Au cours du Moyen Âge, tous les Italiens parlaient leur dialecte local. Le latin ou le florentin étaient requis pour les usages écrits. Dans toutes les communautés italiennes il y avait en général au moins une personne qui savait lire et écrire. Elle pouvait ainsi répondre à certains besoins de la communauté. Mais ce n’est qu’à l’époque de la création du royaume d’Italie en 1861 qu’émergea la possibilité d’une unité linguistique dans la péninsule. Bien que celle-ci ne se soit vraiment réalisée qu’après la Première Guerre mondiale. Pour cela, le régime fasciste appliqua une politique linguistique autoritaire. S’appuyant sur l’école obligatoire et sur les médias que sont la presse écrite, la radio et le cinéma. L’italianisation devint alors incontournable. Celle-ci s’est poursuivie sans relâche depuis cette époque, mais elle s’est nécessairement réalisée aux dépens des dialectes et des langues minoritaires.

Ainsi, ce n’est pas uniquement la littérature florentine du XIVe siècle qui a permis l’expansion de l’italien. Bien que cette influence ait une importance non négligeable. En effet, il y eut dès le milieu du XIXe siècle de nombreuses interventions politiques pour favoriser l’usage de l’italien standard. Notamment dans l’administration, la justice et les écoles. Le dialectologue italien, Hugo Vignuzzi déclare: « Une lingua è un dialetto che ha fatto carriere ». Ce qui signifie qu’une langue est un dialecte qui a fait carrière. Autrement dit, pour accéder au rang de « langue », un idiome a besoin d’être soutenu par des instruments puissants. Ceux-ci n’étant pas linguistiques, mais politiques, économiques et culturels. Pour se maintenir, une langue a besoin d’être l’instrument privilégié des relations entre les administrés et les autorités publiques. L’italien ne fait pas exception à la règle.

Si vous voulez en découvrir plus…

Consultez cette page pour plus de détails sur les dialectes italiens et leur localisation.

Nous avons donc vu que les italiens sont une communauté très présente autour du globe. Cependant en Italie les dialectes régionaux ont encore une place très importante. Et cela se justifie à travers l’histoire linguistique et politique de ce beau pays. Comme nous avons pu le découvrir à travers ce bref résumé des origines de l’italien moderne.

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Lisez notre article suivant pour savoir combien y a-t-il de lettres dans l’alphabet italien.

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