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Pourquoi la grammaire française est si compliquée

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Suivre des cours de grammaire française est impératif pour quiconque désire maîtriser la langue de Molière. Utilisé par plusieurs organisations internationales, le français est parlé sur les 5 continents à l’instar de l’anglais. Malgré le caractère attrayant de cette langue latine, de nombreux locuteurs et apprenants trouvent la grammaire française très compliquée.

Par exemple, on dit : moins de deux personnes viendront, plus d’une personne sera là. Assez étrange, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est correct en grammaire française. Loin de nier le charme de cette langue, cet article lève le voile entre autres sur certaines complexités de sa grammaire.

Accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir : un sujet de grammaire française coriace, même pour les natifs

L’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir demeure un des aspects les plus complexes pour de nombreuses personnes. La règle est pourtant simple. Le participe passé s’accorde en genre et nombre avec le complément d’objet direct (COD) qui le précède. Prenons par exemple la phrase suivante : voilà les enfants que j’ai vus hier. Sur la base de la règle grammaticale suscitée, essayons de justifier l’accord du participe passé vus. Tout d’abord, on pose la question j’ai vu qui ? En analysant la phrase, on obtient comme réponse que, pronom relatif, dont l’antécédent est les enfants. Le participe passé porte donc la marque du masculin et du pluriel.

Cependant, la phrase peut aussi s’écrire ainsi : voilà les enfants que j’ai vues hier s’il s’agit de filles. Surprenant, n’est-ce pas ? En effet, ça l’est. Il faut savoir que enfant est à la fois masculin et féminin, mais l’accord dépendra du contexte qu’il faudra déterminer.

À présent, examinons le cas où le participe passé est suivi d’un verbe. Reprenons la phrase utilisée plus haut : voilà les enfants que j’ai vus jouer hier. Ici, il y a accord suivant la règle susmentionnée, car le pronom complément fait l’action du verbe à l’infinitif. Au cas où le pronom COD ne ferait pas cette action, le participe passé reste invariable. Ça se joue sur des détails, il faut donc bien analyser la phrase avant de décider d’un accord ou non. Il faut souligner que ces règles sont identiques pour les pronoms le, la, les, l’ et que.

L’accord des adjectifs : une autre paire de manches

Ce thème est sans doute l’un des plus intrigants de la grammaire française. On doit alors y prêter très attention. Nous aborderons l’accord des adjectifs sous 3 angles, en commençant par l’aspect le plus direct.

Cas d’un adjectif de couleur n’indiquant pas une chose à la base

Cet aspect concerne les adjectifs de couleur qui indiquent simplement une couleur, sans lien avec l’origine de celle-ci. Lorsque la couleur est désignée par un seul adjectif, ce dernier s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie. On dira par exemple : un sac blanc – masculin, singulier –, un vêtement gris – masculin, singulier –, etc. Jusqu’ici, tout va bien, pas de problème de compréhension, mais les choses se corsent à présent.

Deux adjectifs employés simultanément pour désigner une couleur    

L’usage du couple d’adjectifs aide à nuancer une couleur. Ainsi, on obtient une couleur spécifique – nuance – même si un des adjectifs n’exprime pas clairement une couleur. Passons à l’illustration. On dira par exemple : une chemise bleu sombre, une feuille vert citron, etc. On remarque qu’il y a zéro accord, le bloc devient invariable.

Examinons maintenant le cas où deux adjectifs de couleur sont séparés par la conjonction de coordination et. Exemples : une voiture noir et bleu, un chien noir et blanc, un avion vert et rouge. On constate que, comme dans le cas précédent, les deux adjectifs restent invariables. Eh oui ! c’est une subtilité à laquelle il faut s’habituer. Notons à présent un autre fait intéressant. Mettons la première phrase de l’exemple au pluriel. On obtient : des voitures noir et bleu (1) ou des voitures noires et bleues (2). N’est-ce pas étrange ? Ça l’est, effectivement, mais il y a une raison. Dans la phrase 1, toutes les voitures sont de la même couleur, qui est à la fois noire et bleue. Dans la phrase 2, certaines voitures sont bleues et d’autres noires. Il est donc important de faire attention avec ces accords, qui traduisent des réalités différentes.

Noms de choses employés comme adjectifs 

Étant donné que certaines choses affichent une couleur propre, on s’en sert comme adjectifs pour exprimer la couleur correspondante. La règle, sans exception, est que ces adjectifs ne s’accordent jamais. Il s’agit des noms tels que : cerise, marron, orange, kaki, etc. On écrira alors : une culotte marron, un chapeau kaki, une blouse orange, des tricots cerise. Attention, lors de la saisie de vos textes, votre éditeur pourrait signaler ces constructions comme erronées. Si la règle est respectée, ignorez juste la détection.

Il faut noter que des exceptions existent – comme on pouvait s’y attendre. Pris comme adjectifs, écarlate, fauve, mauve, rose et pourpre s’accordent en genre et nombre avec le mot qu’ils qualifient. On dit donc : des vestes roses, des mouchoirs écarlates, des draps mauves, des chemises pourpres, etc.

Le cas châtain est assez délicat. Suivant la règle, on écrit des cheveux châtains, une chevelure châtain clair. En revanche, la question n’est pas tranchée en ce qui concerne le féminin. D’ailleurs, son emploi est peu fréquent.

Accord de l’adjectif avec le mot gens

Gens est un mot particulier puisqu’il est simultanément masculin pluriel et féminin pluriel. Il n’est donc pas toujours simple d’accorder l’adjectif en genre avec gens. On distingue plusieurs cas.

  • Cas où l’adjectif suit gens. Ici, la règle est directe : tous les pronoms et adjectifs qui suivent gens sont toujours au masculin. Donc, pas de cogito à ce sujet.
  • Cas où l’adjectif précède gens. Quand un adjectif, dont les formes masculine et féminine diffèrent, vient directement avant gens, il est au pluriel. Exemple : ce sont de belles gens. Belles (féminin) # beaux (masculin). Ainsi, tous les autres pronoms et adjectifs précédant gens dans la phrase se mettent également au féminin. Exemple : j’admire toutes ces belles gens. Elles sont fort cultivées, ces belles gens, mais ils ne sont pas pragmatiques. Remarquez le début et la fin de cette phrase dans laquelle gens désigne les mêmes personnes. On commence par le féminin, mais on termine par le féminin. Ainsi va la grammaire de la langue de Molière.

Relevons cette autre curiosité. Quand gens vient avant un complément indiquant un métier ou une qualité, les adjectifs sont tous au masculin. Ainsi, nous avons : certains gens de science ont critiqué cette approche.

Les temps verbaux : plus nombreux qu’en anglais 

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Quand il s’agit des temps verbaux, le français est probablement l’une des langues les plus denses et complexes. Il faut savoir comment s’utilise chaque temps seul et dans une concordance de temps. Saviez-vous qu’en français il existe 18 temps répartis en 6 modes ? Dénombrons-les ensemble :

  • Le mode indicatif compte 8 temps : présent, passé composé, imparfait, plus-que-parfait, passé simple, passé antérieur, futur simple et futur antérieur.
  • Le conditionnel compte 3 temps : présent, passé 1re forme et passé 2e forme.
  • Le subjonctif compte 4 temps : présent, imparfait, passé et plus-que-parfait.
  • L’impératif compte 1 temps : présent.
  • Le mode participe compte 2 temps : présent et passé.
  • Le mode infinitif compte 2 temps : présent et passé.

Pour comparaison, l’arabe compte seulement 3 temps, soit 6 fois moins que le français !  Une difficulté avec les temps verbaux est qu’on ne sait pas toujours quand les employer. Dans les récits, les narrateurs mêlent souvent plusieurs temps, du fait de la complexité de leur bon usage. On se retrouve donc parfois avec des histoires chronologiquement tordues et impossibles à suivre.

La concordance des temps reste un sujet dont la maîtrise échappe à de nombreux locuteurs et apprenants. Plusieurs temps sont inutilisés par la majorité des locuteurs et apprenants en raison de leur caractère « exclusif ». Employés généralement dans l’univers littéraire, ils tendent à disparaître du discours courant, malgré un usage rare par certaines personnes.

Suivre des cours pour maîtriser le français

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Comme les autres langues, le français comporte ses subtilités et complexités, qui n’enlèvent rien à son attrait. Si vous souhaitez maîtriser cette langue, nous vous recommandons de suivre des cours de grammaire française.

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